La pédagogie par l'échec

Bonjour Ami lecteur,

Comme tout le monde, au fond de toi tu rêves d’être un winner.

Du moins, (sauf cas pathologique) tu préfères réussir ce que tu entreprends plutôt que te vautrer systématiquement à chaque tentative.

A de rares exceptions prêt, nous préférons tous être des Aimé JACQUET que des Roger LEMAIRE, des Georges SOROSS que des Jérôme KERVIEL ou des Guy KAWASAKI que des – - – - – - – (insère ici le prénom de n’importe quel Etre Humain: il n’arrive pas à la moitié de la cheville de Guy).

Bref.

Pour cultiver ton côté winner, tu t’abreuves de toutes les « success story » possibles et imaginables: la famille Mulliez (Auchan, Leroy Merlin, Kiabi, Norauto, Décathlon, Cultura…) HP qui démarre dans un garage, Google, Facebook, Twitter ou encore l’iPad (qui, rappelons le, est une daube).

Oui mais.

S’abreuver de jolies histoire n’est peut-être pas le meilleur moyen de construire la sienne. Il y a, dans tout succès, une légende qui se crée à postériori.

Le pitch est toujours le même: Tout a l’air difficile et insurmontable, personne n’y croit,  et par la force/persévérance/chance (rayer la mention inutile) d’un homme (ou 2, car parfois les héros savent partager la légende) tout devient possible et un succès planétaire est né.

La réalité, c’est qu’il est souvent difficile de dresser une cartographie des facteurs clés qui conduisent au succès. Ca a marché, on sait pas trop pourquoi, du coup on avance quelques hypothèses, on retient les plus glamours et on en fait un exemple pour tous.

Résultat, on entretient les entrepreneurs de tous bords dans ce mythe des « winners » géniaux touchés par une grâce qui snobe le commun des mortels.

A mon humble avis c’est une erreur fondamentale.

A la base de toute réussite il y a 3 facteurs  clés:

-Le travail;

-Un soupçon de chance (qui n’arrive jamais, et je dis bien JAMAIS sans le facteur précédent);

-Une analyse des échecs des prédécesseurs/concurrents/projets comparables ou existants.

En effet, il est beaucoup plus simple ( et fiable) d’analyser ce qui n’a PAS marché.

Pourquoi l’opération Overlord fut un succès au cours de la seconde guerre mondiale?

« Ben euhhhhhh… la logistique? Le temps? Hitler qui dormait? L’effet de surprise?… ».

Un peu de tout ça.

Pourquoi la « Drôle de Guerre » fut une débâcle pour les alliés?

« Ils étaient massés dans la ligne maginot dans une posture d’attente alors que l’armée Allemande les a contournés dans une dynamique de Guerre de Mouvement Eclair ».

On sait.

C’est pourquoi je vous invite à consulter ici 13 études de produits ou concepts (en Anglais) qui n’ont PAS été des succès.

Ils sont expliqués, disséqués, analysés par leur créateurs (qui, saluons les, assument leurs bides).

Si vous êtes porteur d’un projet ou d’une idée de start-up, je vous invite déjà à aller confronter votre concept aux écueils rencontrés par ces entrepreneurs: les avez-vous tous envisagés? Anticipés?

Si oui: bravo, mais continuez à perfectionner votre business plan.

Si non: au travail, il faut revoir sa copie: la sueur épargne le sang et il vaut mieux retravailler un projet en amont plutôt que constater le naufrage d’une entreprise.

Bonne consultation.

Bon travail.

M.

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